Institut Méditerranéen d’Océanologie
Accueil du site > Nos résultats > Prix et Distinctions > Le Prix de thèse d’Aix-Marseille Université décerné à Marion Kersalé

Le Prix de thèse d’Aix-Marseille Université décerné à Marion Kersalé

Version imprimable de cet article

Le Prix de thèse d’Aix-Marseille Université 2014 a été décerné à Marion Kersalé (MIO, Mediterranean Institute of Oceanography).
Ce prix récompense l’excellence des travaux de recherche sur la « Dynamique de processus océaniques de méso- et de subméso-échelle à partir de simulations numériques et de données in situ », présentés lors de sa soutenance en octobre 2013 et menés sous la direction d’Anne Petrenko, Andréa Doglioli et Ivan Dekeyser, enseignants chercheurs du MIO.
Ce prix lui sera remis, le mardi 18 novembre 2014, lors de la Journée Académique et Scientifique de l’Université d’Aix-Marseille.

La circulation océanique et les échanges de masses d’eaux océaniques jouent un rôle important dans la régulation du climat. Ces échanges se produisent au niveau de structures comme les tourbillons et les fronts. Ces structures sont dites de « méso- ou de subméso-échelle » car elles s’étendent, suivant les régions, sur des distances allant de quelques kilomètres à une centaine de kilomètres. L’observation locale de telles structures permet de mieux comprendre le fonctionnement global de l’océan et l’étude de leur impact sur la biogéochimie peut permettre des avancées dans la compréhension et la prédiction du changement global.

Afin d’étudier ces processus, pendant son Doctorat, Marion Kersalé est devenue experte dans l’acquisition et l’analyse d’observations in situ - elle a d’ailleurs participé activement, dès son premier mois de thèse, à la campagne en mer LATEX 2010 dont les PI du projet sont Anne Petrenko (physique) et Frédéric Diaz (Biogéochimie) - mais également dans la modélisation numérique et l’utilisation d’observations satellitaires.

La première partie de son travail de Doctorat au sein du MIO a porté sur les influences respectives et l’importance des forçages du vent, de la topographie et des courants à grande échelle sur la génération de tourbillons de méso-échelle dans un modèle numérique de la circulation océanique autour des îles Hawaïennes (Kersale et al., Ocean Sci., 7, 277-291, doi : 10.5194/os-7-277-2011).

Durant la deuxième partie de son doctorat, sa recherche s’est orientée vers la dynamique côtière du Golfe du Lion, golfe situé entre Marseille et l’Espagne. Elle s’est focalisée sur l’étude des caractéristiques et de la dynamique physique de tourbillons dans la partie ouest du golfe et a pu mettre en évidence un nouveau processus de génération de tourbillons côtiers (Kersalé et al., J. Geophys. Res., Vol.118, pp.1-11, doi:10.1029/2012JC008229).

En dernière partie de thèse, les travaux de Marion Kersalé et collaborateurs ont aussi permis, pour la première fois, d’évaluer le coefficient de dispersion dans le Golfe du Lion à l’aide d’un traceur chimique. Ce résultat a un grand impact sur la compréhension du mélange des eaux dû à la turbulence du milieu et, par conséquent, de la dynamique et la régulation des processus biologiques ainsi que des flux de carbone vers l’océan profond. Ces effets de mélange ont une grande importance en océanographie et en climatologie. Ils peuvent aussi aider à l’appréhension de phénomènes tels que la dispersion de polluants dans les mers et les océans.

Marion Kersalé est actuellement en post-doctorat au Laboratoire de Physique des Océans de l’Université de Bretagne Occidentale, à Brest.